3 tornades et 201 cotons tiges plus tard

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Ceci n’est pas un poème. Ca ne rime pas, il n’y a ni vers ni alexandrin.
M’enfin, c’est l’histoire d’un coton tige qui a soulevé une tempête.


Il était une fois. Ahah. Il était plutôt une fin. Du moins … des fins !

La fin d’une boîte de cotons tiges.
La fin de ma patience.
La fin de ma journée.

L’autre matin, je le lève, je me lave, je m’habille, je peaufine ma toilette.
Manque de pot, la boîte de cotons tiges est presque vide.
Noté sur la liste de courses. Qui est déjà bien garnie.
Longueur oblige, les courses sont pour aujourd’hui.

Retour à domicile avec mes provisions.
Après 3 ou 4 choses dans le frigo.
Des gâteaux dans le placard.
Direction la salle de bain.

J’entreprends alors ce qui va s’avérer être une longue épreuve.
Ma boîte en plastique d’une main, avec pour seul contenu 1 bâton.
Mon sachet de recharges dans l’autre main, 200 bâtons à ranger.

D’une grosse poignet je remplie la boîte, ô misère c’est la galère.
Tous les bâtons de cotons partent de travers et s’emmêlent.
Ca ne va pas, je recommence, et d’un même geste je ré-essaye.

A même geste, même résultat. Je désespère, crise de nerf.
Tout va de travers, certains dépassent, c’est un calvaire.
Je re-vide tout, et dans un élan, la boîte voltige, tout s’envole.
Un, deux, ouh ouh, un, deux, ouh ouh, je respire, je ramasse, j’y retourne.

Je change de tac-tic. Un par un, pas de croisement, pas de dépassement.
Un par un, droite, gauche, un par un, les uns contre les autres, un par un, jusqu’au dernier.
Une heure plus tard, 200 bâtons sans la boîte, la langue sur le côté, plus qu’un à ranger.
Je range le dernier coton, tout est bien droit, tout est de même taille.
Les 201 dans la boîte, toute heureuse, je suis septique, ce n’est pas symétrique.

Petite victoire quand même.
De faire rentrer dans une boîte.
Les 200 bâtons censé y entrer.
C’est normalement fait par un robot.
Mais moi je l’ai fait, et plus si affinité, 200+1 bâtons dans cette boîte.

La tempête est finit, 201 bâtons au garde à vous.