Nouvelle à chûte : Passion Charnelle

147

xxxxÉric à 42 ans. C’est un bel homme, de grande taille, les yeux bleus et les cheveux blond cendrés. Il mène une belle vie et a tout pour être heureux. Un poste de direction dans une grande société de distribution d’énergie lui permet d’assurer un bon train de vie et d’assumer une vie de famille. Il est marié depuis 15 ans à une belle femme brune, Isabelle, au caractère affirmé qui lui a donné deux belles petites filles.

xxxxChaque été, la petite famille se rendait dans leur maison de campagne pour y passer les vacances. C’était une grande maison spacieuse et épurée où le couple aimait recevoir des amis ou d’autres membres de la famille pendant quelques semaines afin de couper avec le travail et la routine.

xxxxCe soir-là, comme beaucoup de soirs, la musique battait un record de décibels, les bulles de champagne coulaient à flots, et les corps se déhanchaient sur la piste de danse. Pendant ce temps, les deux fillettes et les autres bambins des invités dormaient paisiblement dans les différentes chambres à l’étage de la maison, au rythme de la musique et des rires amicaux un peu arrosés.

xxxxÉric aimait éperdument sa femme. Il avait profité de cette soirée estivale pour la demander en mariage une seconde fois et lui proposer une nouvelle lune de miel rien que tous les deux. La nuit s’annonçait bien pour les deux tourtereaux.

xxxxQuelques heures plus tard, la soirée toujours en cours, on retrouve Éric à l’étage, dans cette chambre, dans ce lit, au-dessus d’elle. Elle était si belle, si douce, comment pouvait-il résister à l’envie de cet amour ? L’alcool coulant dans ses veines l’échaudait et lui donnait encore plus envie d’elle. Il l’aimait. Il retira son pantalon en jeans, lui enleva à elle sa petite culotte blanche, l’embrassa amoureusement, et la pénétra. Un amour passionné. Il l’embrassa encore, remit son pantalon, et redescendit à la soirée, redescendit rejoindre sa femme.

xxxxCar oui, en quittant le lit de cette chambre, il remit la couverture sur le petit corps délicat de sa fille aînée, Marianne, âgée de 7 ans. Ce n’était pas la première fois, elle connaissait la manœuvre, il ne fallait ni crier, ni pleurer, ni en parler. Une fois son papa parti, la petite fille serra sa couverture. Impossible de dormir, encore une nuit blanche pour elle. Terrorisée, elle suivait la soirée de loin, en espérant ne pas entendre les pas de son père se rapprocher de la porte de sa chambre à nouveau.

xxxxÉric mène une vie heureuse. Il a un bon travail, deux belles maisons et une petite famille. C’est un homme comblé, qui aime sa femme, et qui, presque chaque soir d’été, viole sa fille de 7 ans.

FIN.

_ _ _ _ _ _ _ _
_ _ _ _ _ _ _ _

POURQUOI CETTE NOUVELLE ?

J’ai participé à un concours de nouvelles qui devait aboutir à une publication pour les 3 premiers en national. N’ayant pas été reçu, donc non publié, je peux maintenant le publier ici, puisque si on publiait, on devait renoncer à tout droits d’auteur et tout droit de publication autre que dans le recueil qui serait né. Je suis donc un peux contente de n’avoir point gagné, même si évidement, j’ai une petite déception.

Quoi qu’il en soit, à ceux que j’ai fait lire cette nouvelle avant de l’envoyer au concours, elle a eu l’effet escompté, surtout sur les hommes. Du coup, vous la dévoiler me semble intéressant, surtout si des hommes passent pars-là. Evidemment, il est bien question d’inceste. La majorité des hommes dans mes contacts qui l’ont lu ont éprouvé un sentiment de dégoût et de honte. Car durant toute la lecture, il pensait que cette passion était pour la femme du personnage. Puis à la fin, finalement non, et il fut difficile de reconnaître avoir eu des fantasmes et du plaisir à s’imaginer à la place du personnage masculin pour finalement apprendre que c’était la fillette et non la femme. Evidemment, je ne crois pas avoir de prédateur d’enfants dans mes contacts, vu leur réaction, j’espère en tout cas. Et c’est peut-être ce qui explique leur réaction d’ailleurs. Abuser d’un enfant, c’est dégueulasse, que ça soit dans la famille ou non.

Si cette nouvelle passe sous le regard d’un prédateur en question, je souhaite tellement que ça lui fasse le même effet et que ça le fasse arrêter. Bon, ça n’enlèvera jamais le mal déjà fait, mais si ça permet que ça s’arrête pour un enfant quelque par sur la planète, alors mon objectif réussit. Mais ça, je ne le saurai vraiment jamais, je ne sais même pas si ça leur fera cette effet là ou si au contraire, ça le rendra tellement fière, ou s’il s’imaginera être avec la fillette dès le début de l’histoire …

Voila … A un moment, les sujets sensible doivent être crevé. Le silence, le regard de l’autre, le refus de croire ou d’écouter la parole d’un enfant victime (ou un enfant devenu adulte), c’est autant destructeur que de subir l’acte en question.

Bien sûr, révéler ça va faire un tremblement de terre dans une famille, mais cette famille pourra se reconstruire avec ça si elle se soutient. Un enfant privé de parole, il va se construire de travers, et jusqu’à ce que cet événement soit traité psychologiquement, jusqu’à ce qu’il en parle, il souffrira en silence, sans savoir parfois pourquoi si les souvenirs sont bien enfoui. Cette souffrance restera des années, des années, jusqu’à ce que le silence soit brisé. Il se peut qu’il ne se brise d’ailleurs jamais en cas d’amnésie traumatique importante. Dépression, envie suicidaire, suicide, mutilation, mutisme, conduite à risque, hypersexualité, hyposexualisaté, anxiété, troubles alimentaires, repli sur soi, insomnie, cauchemars, flashback (revoir la scène de manière involontaire très souvent), peur des hommes, reproduction de l’acte subi sur d’autre, etc, etc. Tant de chose qui font que cet enfant n’aura pas la vie heureuse qu’à le droit chaque enfant sur terre.

Le métier de parent, c’est d’éduquer les enfants, de subvenir à leurs besoins, de leur garantir sécurité, amour, affection. Le souhait des parents, c’est que leur enfant réussisse dans la vie, qu’il se mari, qu’il ai des enfants, un bon travail, une belle maison, bref, qu’il réussisse, que vous soyez fière de lui. Il vaut mieux faire trembler la famille dès la connaissance de l’acte et aider l’enfant à se reconstruire et avancer plutôt que de nier et de voir son enfant grandir dans le repli ou dans les problèmes de comportement. Il vaut mieux un enfant qui a pu panser ses blessures, qu’un enfant qui grandi dans le silence et qui passe la majeur partie de sa vie d’adulte en prison, ou en hôpital psychiatrique, ou dans les bars, ou écrasé sur la route, ou pendu dans la pendrie.

Sur ces mots.