Doléance colocative

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Doléance colocative dans La quotidienne - colocationCela fait depuis octobre que je vis maintenant en colocation.

Une tentative, moi qui ai toujours vécue seule et qui ai souvent regretter de vivre toute seule justement.

Après 5 mois de co-habitation, je craque. C’est l’enfer.

Depuis la semaine dernière, on a eu 2 conversations sérieuses (on est 3 colocataires).

Je dis sérieuse parce que ça parait à la guerre quand même et j’avais une sérieuse envie de reprendre mes affaires et m’en aller dans un autre logement, toute seule cette fois.

Ces conversations ont pour visé d’améliorer ce qui ne se passe pas très bien dans la colocation, mais visiblement, il n’y a que moi que ça dérange.

Je ne suis pas maniaque du ménage. Mais un minimum de propreté tout de même. Des cheveux partout, de l’eau partout, des trucs qui traînent, des miettes partout, des nouilles par terre. Non, il y a des limites quand même, est-ce normal selon vous ???

Prenant l’exemple de la situation qui me met en rogne aujourd’hui.

Notre dernière discussion date d’hier soir, donc ce qui a été dit est encore bien frais dans les mémoires.

Ce matin, j’ai lavé notre salle de bain. Il devait être 9h30. Par laver, j’entends avoir mis du produit dans la douche, frotté, enlever les poils et cheveux, rincer. Mis du produit dans le lavabo, frotter, enlever les traces, les poils, le dentifrice, rincer, et épongé toute l’eau qui était autour du lavabo. J’ai passé un coup sur les surfaces des meubles, pour enlever poussière, poils, traces. Puis j’ai secoué dehors le tapis de douche et passé le balai.

11h, un de mes colocataires part prendre sa douche, appelons le G.

Il est 11h45, je passe dans la salle de bain pour mettre mes gouttes dans mes yeux.

71050064-salle-de-bains-sale-est-dans-l-appartement-temporaire-pour-les-r%C3%A9fugi%C3%A9s-vivant-existence- dans La quotidienne -Cauchemars.

Dans la salle de bain, des poils et est des chevaux partout dans la douche, de l’eau tout autour du lavabo avec des poils, des cheveux. De l’eau partout par terre, avec aussi des poils, des cheveux et des peluches de je ne sais pas trop quoi.

(Cette sale de bain n’est pas la notre, on n’est pas rendu là quand même).

Zen …

Il est 12h, je demande à ce colocataire de nettoyer la salle de bain, outre parce que cela me semble normal de nettoyer chacun derrière soi, mais aussi parce que je venais tout juste de la faire.

Il y est allé.

Il est 12h40, par curiosité, j’ai envie d’allé jeter un coup d’oeil dans la salle de bain pour voir. Accessoirement, il faut du coup que je mette mes gouttes dans mes yeux car je ne l’ai pas fait tout à l’heure.

J’y vais.

Ouf, c’est fait.

En prime, il a serpillié le sol, chose que moi je n’avais pas faite puisqu’on laisse ça le dimanche. Bon, il l’a fait sans avoir passé le balai, du coup il reste des cheveux par terre, m’enfin, au moins il l’a fait.

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Par contre, quand il s’est occupé du seau de la serpillière, j’ai eu le droit à un « depuis quand il y a de l’eau dedans ? », j’ai dis depuis la dernière fois que quelqu’un a passé la serpillière, donc dimanche. Il me renvois un « fallait le vider avant, ça abîme le sot ». Chose à quoi je répond, « ouai bah ce n’est pas moi qui allait le faire mais la personne qui a passé la serpillière ce jour-là », le 3ème colocataire donc, qu’on appellera P.

J’ai hésité à lui dire en plus que la cocotte qui se trouve sur le buffet est pleine d’eau de cuisson des pommes de terre d’il y a 15 jours. C’était G qui a fait ces pommes de terre, moi je n’étais même pas là mais absente pour le weekend.

Avant, je passais toujours derrière eux, mais maintenant j’en ai marre, parce que je ne suis pas la bonne. Le sot à serpillière, la cocotte pleine d’eau sale, la boîte aux lettres qui déborde de leur courrier. Je ne dis plus rien, comme ça ils verront ce que ça fait d’avoir besoin de quelque chose mais de devoir perdre du temps avant de l’utiliser parce qu’il faut soit le nettoyer, soit le chercher partout.

M’enfin, je crois pas que je tiendrai encore 5 mois à ce rythme.

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Libre à eux de changer leur comportement, car après tout, si je quitte la colocation, ils se retrouveront avec une maison vide puisque tous les meubles, objets, électroménagers m’appartiennent. Ils auront uniquement une table basse, un frigo, un four et leur lit respectif.

Bref, voila voila, c’est l’histoire d’une colocation. Celle où deux gars ont un mode de vie bien crado et qui espèrent que la fille vivant avec eux soient leur femme de ménage, leur cuisinière, leur factrice, leur plombière, leur réparatrice, leur organisatrice.

Et bah moi je dis non.